dimanche 23 novembre 2008

Axion Estin, Il est digne en vérité de te proclamer Bienheureuse !



Le 21 novembre, mémoire de l'ENTRÉE au TEMPLE de notre Souveraine la MÈRE de DIEU et Toujours-Vierge Marie

Lorsque la Sainte et très pure enfant accordée par Dieu au genre humain resté stérile à cause du péché, des passions et de la mort, eut atteint l'âge de deux ans, son père Joachim dit à son épouse: «Menons-la au Temple du Seigneur, afin d'accomplir la promesse que nous avons faite de la consacrer dès son plus jeune âge au Tout-Puissant». Mais Anne répondit: «Attendonsjusqu'à la troisième année, car peut-être réclamera-t-elle son père et sa mère et ne restera-t-elle pas dans le Temple du Seigneur. »

Lorsque vint la troisième année, les deux époux décidèrent d'accomplir leur voeux et d'offrir leur enfant au Temple. Joachim fit alors convoquer les jeunes filles des Hébreux de race pure, afin de l'escorter avec des flambeaux et de la précéder vers le Temple de manière à ce que, attirée par la lumière, l'enfant ne soit pas tentée de retourner en arrière vers ses parents. Mais la Sainte Vierge, créée toute pure et élevée par Dieu dès sa naissance à un degré de vertu et d'amour des choses célestes supérieur à toute autre créature, s'élança en courant vers le Temple. Elle devança les vierges de son escorte et, sans un regard pour le monde, se jeta dans les bras du Grand-Prêtre Zacharie qui l'attendait sur le parvis en compagnie des Anciens. Zacharie la bénit, en disant: «Le Seigneur a glorifié Ton Nom dans toutes les générations. C'est en Toi qu'aux derniers jours, Il révélera la Rédemption qu'Il a préparé pour Son peuple». Et, chose inouïe pour les hommes de l'Ancienne Alliance, il fit entrer l'enfant dans le Saint des Saints, où seul le Grand-Prêtre pouvait entrer une fois par an seulement, le jour de la fête de l'Expiation. Il La fit asseoir sur la troisième marche de l'Autel, et le Seigneur fit alors descendre Sa Grâce sur Elle. Elle se leva et se mit à danser pour exprimer Sa joie. Tous ceux qui étaient présents furent ravis en contemplant ce spectacle prometteur des grandes merveilles que Dieu allait bientôt accomplir en Elle.

Ayant ainsi quitté le monde, Ses parents et tout lien avec les choses sensibles, la Sainte Vierge demeura dans le temple jusqu'à l'âge de douze ans. En effet, devenue alors nubile, les Prêtres et les Anciens craignirent qu'elle ne souillât le Sanctuaire, et ils La confièrent au chaste Joseph, pour qu'il soit le gardien de Sa virginité en feignant d'être Son fiancé. Pendant ces neuf années, la Toute Sainte fut nourrie d'une nourriture spirituelle apportée par un Ange de Dieu. Elle menait là une vie céleste, supérieure à celle de nos premiers parents dans le Paradis. Sans souci, sans passion, ayant dépassé les besoins de la nature et la tyrannie des plaisirs des sens, Elle ne vivait que pour Dieu seul, l'intelligence fixée à tout moment dans la contemplation de Sa beauté. Par la prière continuelle et la vigilance sur Elle-même, la Sainte Enfant acheva, pendant ce séjour dans le Temple, de purifier Son coeur, pour qu'il devienne un pur miroir où se reflète la gloire de Dieu. Elle Se revêtit de la splendide parure des vertus, comme une fiancée, afin de Se préparer à la venue en Elle du Divin Epoux, le Christ. Elle acquit une telle perfection qu'Elle résuma en Elle-même toute la sainteté du monde et, devenue semblable à Dieu par la vertu, Elle attira Dieu à Se rendre semblable aux hommes par Son Incarnation.

Introduite dans le Sanctuaire à l'âge où les autres enfants commencent à apprendre, la Toute Sainte, du fond du Sanctuaire inaccessible, entendait chaque samedi les lectures de la Loi et des Prophètes que l'on faisait au peuple dans la partie publique du Temple. L'intelligence affinée par la solitude et la prière, elle parvint ainsi à la connaissance du sens profond des mystères de l'Ecriture. Vivant parmi les Choses Saintes et contemplant Sa propre pureté, Elle comprit quel avait été le dessein de Dieu tout au long de l'histoire de Son peuple élu. Elle comprit que tout ce temps avait été nécessaire pour que Dieu Se prépare une mère parmi cette humanité rebelle, et que, pure enfant élue par Dieu, Elle devait devenir le vrai Temple vivant de la Divinité. Placée dans le Lieu Très Saint où étaient déposés les symboles de la promesse de Dieu, la Vierge révélait que c'est en Sa personne que devaient s'accomplir les figures. C'est Elle qui est le Sanctuaire, le Tabernacle du Verbe de Dieu, l'Arche de la Nouvelle Alliance, le Vase contenant la manne céleste, la Verge bourgeonnante d'Aaron, la Table de la Loi de la Grâce. C'est en elle que les Prophéties obscures se dévoilent: elle est l'Echelle qui relie la terre et le ciel aperçue en songe par le Patriarche Jacob, la Colonne de nuée qui révèle la gloire de Dieu, la Nuée légère du Prophète Isaïe, la Montagne non-entaillée de Daniel, la Porte close par laquelle Dieu est venu visiter les hommes d'Ezéchiel, la Fontaine vivante et scellée qui fait jaillir sur nous les eaux de la Vie éternelle. Contemplant spirituellement ces merveilles qui devaient avoir lieu en Elle, sans comprendre encore clairement comment elles allaient s'accomplir, la Toute-Sainte dirigea Sa prière et Son intercession vers Dieu avec plus d'intensité encore, pour que le Seigneur Se hâte de réaliser Ses promesses et qu'Il sauve le genre humain de la mort, en venant habiter parmi les hommes.

Lorsque la Mère de Dieu pénétra dans le Saint des Saints, le temps de préparation et d'épreuve de l'Ancienne Alliance prit fin, et l'on célèbre aujourd'hui les fiançailles de Dieu avec la nature humaine. Voilà pourquoi l'Eglise se réjouit et exhorte tous les amis de Dieu à se retirer eux aussi dans le temple de leur coeur pour y préparer la venue du Seigneur, par le silence et la prière, en se retirant des plaisirs et des soucis de ce monde.

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Axion Estin, Il est digne en vérité de te proclamer Bienheureuse !

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mardi 11 novembre 2008

Vieillesse et modernité...



"Dans l'Orient Chrétien - dans l'Orient en général -, on aime la vieillesse parce qu'on pense qu'elle est faite pour prier. Quand on est vieux, et qu'on sent Dieu proche à travers la paroi de plus en plus ténue de la vie biologique, on devient comme un enfant conscient, remis au Père, allégé par la proximité de la mort, transparent à une autre lumière. Une civilisation où l'on ne prie plus est une civilisation où la vieillesse n'a plus de sens. On marche à reculons vers la mort, on singe la jeunesse, c'est un spectacle déchirant parce qu'une possibilité est offerte, prodigieuse à travers l'ultime dépossession, et qu'elle n'est pas saisie. Nous avons besoin de vieillards qui prient, qui sourient, qui aiment d'un amour désintéressé, qui s'émerveillent; eux seul peuvent montrer aux jeunes qu'il vaut la peine de vivre et que le néant n'a pas le dernier mot. Tout moine dont l'ascèse a porté fruit est appelé en Orient, quelque soit son âge, un "beau vieillard". Il est beau de la beauté qui monte du cœur . En lui les âges de la vie se composent, symphonisent pourrait-on dire. Et sourtout l'originel est retrouvé : blanc d'une blancheur transfigurée, le "beau vieillard" a des yeux d'enfant."

Olivier Clément dans "la prière de Jésus", collection Spiritualité Orientale n°6 bis, Abbaye de
Bellefontaine.



vendredi 7 novembre 2008

Πεποικιλμένη τή θεία δόξη

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Petite traduction personnelle du Psaume 1

PSAUME 1

  • Bienheureux l'homme qui ne suit pas le dessein des profanateurs,
  • ni dans la voie des égarés ne s'immobilise,
  • ni dans le fauteuil des virulents ne s'assoit,
  • mais qui a dans l'Ordonnance du Seigneur, tout son désir
  • et qui cantille son Ordonnance jour et nuit.
  • Lui sera comme un arbre planté le long des torrents des eaux
  • qui donnera son fruit en son temps et son feuillage persistera.
  • Tout ce qu'il fait s'accomplira favorablement.
  • Il n'en est pas ainsi pour les profanateurs, non pas ainsi !
  • Oui, plutôt comme la poussière que projette le vent sur la face de la terre !
  • Aussi, jamais ne se relèveront les profanateurs au Discernement,
  • ni les dévoyés dans l'assemblée des justes.
  • Il connait, le Seigneur, la voie des justes,
  • la voie des profanateurs s'anéantira !

Carillon de l'église des nouveaux martyrs de russie.

jeudi 6 novembre 2008

Opus Dei. La Philocalie.

CHAPITRES D'HESYCHIUS DE BATOS SUR LA VIGILANCE
(traduction personnelle du grec avec l'aide de la traduction latine de la patrologie grecque de Migne)

1-La vigilance est la méthode spirituelle, qui, par l'assistance de Dieu et poursuivie avec application et ardeur, libère entièrement l'homme des concepts et paroles pleines d'affections (dans le sens de maladies) et des actes défectueux. De plus, elle prodigue, autant que cela est possible, une connaissance sûre du Dieu incompréhensible. En outre, elle offre l'explication secrète des mystères divins et cachés, ainsi elle fournit en abondance les forces pour pénétrer et accomplir les prescriptions (commandements dans le sens de "voie vers le salut, la santé" cf. "la prescription médicale") de Dieu, tant de l'ancienne que de la nouvelle alliance, et procure tous les biens du siècle à venir. C'est elle, la vigilance, qui est proprement la pureté du cœur qui, a cause de son excellence et de sa beauté, ou plutôt (pour parler plus exactement) a cause de notre apathie et de notre négligence, est décidément fort rare chez les moines. C'est elle, cette pureté du cœur, que le Christ a proclamé bienheureuse par cette parole : "Bienheureux les cœurs purs car ils verront Dieu." Puisqu'elle est cela même, elle s'achète très cher.
La vigilance tant qu'elle subsiste dans l'homme est le guide qui réalise la vie droite qui plait à Dieu. Pour instruire notre marche en avant, elle nous enseigne l'observation et comment mettre en mouvement d'un manière juste les trois facultés de l'âme (le désir, l'ardeur et la raison). Elle garde les sens à l'abri et sa participation aux quatre qualités principales ( la prudence, la tempérance, la force et la justice) s'accroît quotidiennement.

dimanche 2 novembre 2008

Ermites d'aujourd'hui : "le beau vieillard". Hermits of our times.

Même si l'on ne comprend pas tout, il suffit de regarder... surtout à partir de la troisième minute. "Car c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle." Mt 12,34


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